> Avec où sans voix.

“Avec où sans voix, quatre pièces de musique de chambre nous furent proposées, jouées sans gestes excentriques ou spectaculaires qui seraient venus interférer avec l’écoute de la musique.

La séduction ne pouvait venir que de la musique : un programme à prendre ou à laisser, donc. Gageons que Talea de Grisey, page assez longue et dont le processus de développement est plutôt complexe, a pu dérouter quelques auditeurs. A l’inverse, le Frederico’s song de Crumb a certainement rassemblé tous les suffrages, d’autant que la soprano Elizabeth Grard très présente, a su admirablement rendre les subtilités de la prosodie de Lorca revisitée par le compositeur américain. Ce programme sans concession était à l’image d’un ensemble exigeant, avec lui-même, comme avec son public : pari réussi ce soir-là.”

Eric Taver, La Lettre du Musicien